Ce que l’on ne dit pas toujours aux nouvelles mères

Ce que l’on ne dit pas toujours aux nouvelles mères

Il y a des phrases que l’on garde pour soi.
Des pensées que l’on n’ose pas toujours formuler, même à voix basse.

Quand on devient mère, on observe.
On écoute les récits des autres. On se promet, parfois en silence : je ne ferai pas les mêmes erreurs.

Cette intention n’est pas de la prétention.
C’est souvent une façon de se rassurer.
De croire que l’on pourra mieux contrôler ce qui s’en vient.

La pression de bien faire

Très vite, une forme de pression s’installe.
Parfois sociale.
Parfois familiale.
Parfois simplement intérieure.

Il faudrait bien faire.
Bien aimer.
Bien gérer.
Bien réussir.

On devient mère, et tout à coup, chaque geste semble observé, commenté, comparé.
Même quand personne ne dit rien.

Cette pression de performance est subtile.
Elle se glisse dans les détails du quotidien.
Elle fatigue, sans toujours se nommer.

Vouloir faire autrement

Beaucoup de mères se disent qu’elles feront différemment. Qu’elles éviteront certaines erreurs vues ailleurs. Qu’elles seront plus présentes, plus patientes, plus conscientes.

Mais la maternité n’est pas un terrain parfaitement maîtrisable. Elle se vit dans la fatigue, l’imprévu, l’émotion.

Et parfois, malgré les intentions les plus sincères, on se surprend à reproduire ce que l’on pensait éviter. Non par manque d’amour. Mais parce que l’on est humaine.

Quand l’amour n’efface pas le doute

Aimer son enfant profondément n’empêche pas de douter.
Ni de se remettre en question.
Ni de se sentir dépassée.

On peut aimer immensément, et se demander si l’on fait bien les choses.

Ce paradoxe est rarement dit. Pourtant, il est très présent.

Apprendre à lâcher la perfection

Il arrive un moment où l’on comprend que la maternité n’est pas une suite de bonnes décisions parfaites. C’est une succession d’essais. D’ajustements. De jours plus simples, et d’autres plus lourds.

Lâcher la perfection, ce n’est pas renoncer.
C’est respirer un peu mieux.

C’est accepter que l’on fera parfois comme les autres. Et parfois autrement. Selon ce que l’on peut, ce jour-là.

Vous faites déjà de votre mieux

Si vous êtes une nouvelle mère, et que vous vous posez mille questions, si vous ressentez cette pression de bien faire, si vous doutez tout en aimant très fort, sachez une chose : vous faites déjà de votre mieux.

La maternité ne se réussit pas.
Elle se traverse.
Avec beaucoup d’amour, et beaucoup d’indulgence envers soi-même.

La parentalité peut parfois faire émerger des émotions plus lourdes que prévu.

Si vous vous sentez dépassés, isolés, envahie par une tristesse persistante, de l’anxiété, ou si le quotidien devient trop difficile à porter seul.e, sachez que vous n’avez pas à traverser cela sans soutien.
Demander de l’aide est un geste de courage, pas un échec. Des ressources existent pour vous accompagner, vous écouter et vous soutenir, en toute bienveillance.

Au Québec, vous pouvez notamment vous tourner vers :

  • Info-Santé / Info-Social (811) – soutien psychosocial gratuit, 24/7
  • Ligne Parents (1 800 361-5085) – écoute et accompagnement pour les parents
  • Postpartum Support International – Québec : https://www.postpartum.net
  • Votre CLSC ou un·e professionnel·le de la santé de confiance

Vous méritez d’être entourés et soutenus.

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